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These fs entre le jeu et la simulation

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These fs entre le jeu et la simulation

Message non lupar firefox » 03 Sep 2010, 18:22

Bonjour


Que pensez de cette these entre le jeux et la simulation,
ce texte n'est pas de moi ,mais d'un ami qui travaille sur tucano à la base de salon de provence.
il est aussi instructeur planeur sur cette base.

Il est aussi pilote virtuel dans ma compagnie.

Je lui ferai bien sur parvenir vos commentaires d'ailleurs ;)



bonne lecture et sans tomber de votre chaise

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Dans le cadre de l'utilisation grandissante des jeux vidéo et afin de définir clairement la différence entre le jeu et un simulateur, j'ai récemment souhaité faire le point pour identifier les différents éléments qui permettent de les dissocier l'un de l'autre afin analyser simplement la situation.
Dans un premier temps, je définirais le jeu vidéo avec ses atouts et ses inconvénients, puis viendra le tour du simulateur et nous ouvrirons le sujet…

Les jeux vidéo sont généralement utilisés comme source de détente, mais également d'apprentissage, notamment dans certains jeux vidéo éducatifs, que l’on assimile généralement à des logiciels pour l’éveil des tous petits ou comme supports pédagogiques destinés aux enfants. Pour les plus grands, le jeu vidéo n'apporte rien d'autre que du loisir, le but recherché et de se détendre en s'amusant, seul ou à plusieurs.
Il existe plusieurs systèmes sur lesquels il est possible de jouer à un jeu vidéo, et de nombreux jeux sont disponibles sur plusieurs de ces environnements. Les ordinateurs, les consoles de jeux et les bornes d’arcade sont les trois principaux.
La plupart des jeux vidéo sur console de salon et ordinateur se sont tournés respectivement vers les manettes de jeu et le duo clavier/souris qui resteront pendant longtemps les périphériques les plus utilisés.
Certains jeux peuvent également utiliser des contrôleurs dédiés, sans toutefois restreindre leur utilisation par le biais des trois contrôleurs courants, le clavier, la souris, et la manette de jeu.
Les joysticks et les volants, par exemple, certains à retour de force, sont utilisés pour améliorer l’expérience de jeu des simulateurs de vols et des jeux de courses, sans toutefois être indispensables, ils améliorent sensiblement l'immersion dans le jeu.
Néanmoins, dans le jeu vidéo, l’utilisateur subit essentiellement un paramétrage prédéfini par les programmeurs (ce sont les informaticiens qui s’occupent de la création ainsi que de la conception du jeu et sont chargés du développement global de celui ci). Dans quelques cas, le joueur peux modifier certains paramètres tels que l'heure ou la météo, mais ces modifications ne changent en rien le scénario du jeu vidéo, qui reste immuable.
Prenons le cas de jeu de courses automobiles, on peut modifier la météo ou l'heure de la course, mais le circuit lui, restera le même quels que soient les paramètres d'entrée.
Le jeu vidéo comme loisir et un phénomène de masse qui soulève souvent des interrogations et des critiques.
En effet, à l'échelle de l'histoire de l'humanité le jeu vidéo est une activité récente. Les parents d’enfants nés dans les années 1990 n’ont pour la plupart jamais joué à ce type de jeu dans leur enfance ou adolescence.
Pourtant, il est reconnu que les jeux vidéo ont des effets directs sur les capacités mentales et physiques des joueurs, que ce soit l'acquisition des réflexes plus accrus, un développement de l'empathie ou encore l'amélioration des capacités de traitement des informations en images. De fait, les jeux vidéo sont parfois utilisés en tant que thérapie médicale ou par les militaires dans le but d'entrainer leurs recrues.
À ce titre, dans les années 1990, l’armée des États-Unis a modifié le jeu Doom II dans le but d'entrainer leurs troupes. Le jeu était utilisé pour améliorer les talents de visée et le temps de réaction des recrues.
Par ailleurs, Selon Learning and Teaching Scotland, il apparaît que jouer au Programme d'entraînement cérébral du Dr Kawashima améliore les capacités de calcul mental du joueur. Pendant neuf semaines, ils ont étudié deux groupes d'écoliers : le premier devait jouer au Programme d'entraînement cérébral pendant 20 minutes tous les jours, tandis que le second apprenait via des méthodes traditionnelles.
À la fin de l'expérience, ils ont remarqué que si les deux groupes avaient progressé, non seulement le groupe qui s'était entrainé grâce au jeu s'était amélioré plus rapidement que le second, mais surtout, il possédait 50 % du programme scolaire en plus.
Globalement, nous venons de le voir, les logiciels dans lesquels l'homme n'intervient qu'en amont pour le paramétrage et l'initialisation sont définis par le terme de jeux vidéos, on dit qu'ils sont non pilotés.
On les appelle parfois également simulateurs numériques et ils ne nécessitent pas toujours de rendre une information en temps réel.
En revanche, flight simulator ne peut être comparé à un jeu. En effet, si ce logiciel contient le terme de simulateur, il représente une application informatique associée au domaine de l'aéronautique et au pilotage des aéronefs en particulier.
La principale caractéristique de ce logiciel est que pour rester cohérent avec son objectif, il doit rendre une information en temps réel, c'est à dire en moins d'un dixième de seconde…
Au début du siècle, compte tenu de la difficulté d'apprentissage du pilotage et de la troisième dimension, on a eu recours assez rapidement à des « entraîneurs » qui étaient des simulateurs très simplifiés où l'apprenti pilote répétait sur des commandes fictives les manœuvres de base. Dès les débuts de l'aviation on a tenté de restituer les effets aérodynamiques des commandes sur un avion simplifié fixé au sol et placé dans le lit du vent.
La mise en œuvre de modèles de vol sur calculateurs, analogiques d'abord dès les années 1950 puis numériques, avec l'avènement des ordinateurs a donné aux simulateurs la possibilité de représenter plus fidèlement le comportement d'un aéronef en vol.
Curieusement et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les simulateurs professionnels ne sont pas utilisés pour l'apprentissage du pilotage, mais plus pour des entraînements très spécifiques destinés à un personnel déjà pilote. L'objectif principal pour l'élève est d'acquérir la connaissance d'un nouvel appareil, de se familiariser avec des procédures très strictes à appliquer dans telle ou telle phase du vol et de vérifier la connaissance des consignes en cas de difficultés : le personnage le plus important derrière ce type de simulateur reste l'instructeur.
Enfin, dans le cas de crash, les enquêteurs cherchent à reconstituer l'enchaînement des faits ayant conduit à l'accident grâce aux enregistrements des boîtes noires. Le simulateur permet non seulement une approche qualitative de la situation à laquelle l'équipage s'est trouvé confronté, mais surtout il permet de tirer des enseignements pour l'amélioration éventuelle des interfaces ou des procédures.
On l'a vu, l'apparition des simulateurs de vol dans le monde de la formation aéronautique ne date pas d'hier. Néanmoins, la généralisation de ces systèmes complexes reste récente, en raison notamment de l'évolution technologique et réglementaire.
En plus d'abaisser de manière significative les coûts de formation, les simulateurs se sont révélés être un moyen très efficace d'obtenir et surtout de maintenir un haut niveau de compétence parmi les pilotes. La plupart des difficultés que rencontrent aussi bien les élèves que les pilotes chevronnés proviennent d’une mauvaise compréhension des principes ou des procédures relatives aux tâches qu’ils essaient d’apprendre et non d’un manque de compétence au niveau des gestes de base.
Par ailleurs, à moins que vous ne soyez en train d’essayer de gagner des compétitions de voltige, le côté « physique » d’un vol n’est pas la partie la plus importante à recréer lors d'un entrainement.
En revanche, vous ne serez pas capable d’intégrer un circuit de piste « comme dans les livres » ou d’impressionner les contrôleurs avec une navigation parfaite à moins que vous n’ayez compris ce que vous êtes supposé faire avant même de toucher aux commandes.
C’est précisément là qu’intervient la puissance des simulateurs de vol.
Le simulateur permet à votre instructeur de savoir, avant de monter dans l’avion, quels sont les points que vous maîtrisez et ceux qui nécessitent plus d’entraînement.
Intégrer un simulateur de vol au programme de formation possède un autre avantage, cela contribue à isoler les tâches et à décomposer une procédure compliquée en éléments abordables.
Le simulateur peut aider l’instructeur et ses élèves à se concentrer sur des tâches et concepts spécifiques. Contrairement à un jeu vidéo, vous pouvez démarrer la simulation directement en l’air, travailler un point particulier, et répéter l’entraînement un nombre élevé de fois, sans subir les distractions inévitables qui apparaissent lors d’un vol réel.
Avec un simulateur de vol, vous pouvez vous entraîner à voler par un temps gris et humide même s’il fait beau dehors ! Les paramètres météo peuvent être finement ajustés lors de chaque vol afin de créer des couches nuageuses, l'apparition de la brume à l'atterrissage ou de définir force et direction du vent, ce qui s'avère très formateur pour être confronté et comprendre les effets du vent de travers par exemple.
Vous pouvez également vivre de manière réaliste des pannes imprévues du moteur, des instruments, ou de systèmes complets. Au lieu de voir l’instructeur placer un cache sur l’horizon artificiel et donc de comprendre immédiatement que l’instrument est censé être en panne, l’élève doit surveiller régulièrement les instruments afin d’être prêt à détecter les signes avant-coureurs d’une panne.
Seul l'entraînement en effet, permet à l'élève d'être capable d'analyser les disfonctionnements des systèmes embarqués et d'y remédier par ses propres moyens.
Enfin, le simulateur dispose d’un système d’analyse du vol qui agit comme les enregistreurs de paramètres des avions de ligne. Il mémorise automatiquement votre altitude, cap, vitesse ainsi que d’autres informations au cours de votre vol. Ainsi, après coup, le pilote peut analyser les trajectoires et les caps réellement suivis lors du vol sur la carte.

Les compagnies aériennes utilisent essentiellement les simulateurs pour entraîner leurs pilotes aux situations anormales et d’urgence. Un simulateur de vol simple peut être utilisé pour expliquer les manœuvres et les situations difficiles ou dangereuses à mettre en pratique dans un vrai avion.
Beaucoup de pilotes, par exemple, appréhendent avec difficulté le décrochage dynamique et le fait qu’un décrochage peut intervenir à n’importe quelle vitesse. Lors de séances d’entraînement en vol réel, pour limiter le vieillissement des avions école, ils ne pratiquent des décrochages qu’avec le nez de l’appareil sur ou au-dessus de la ligne d’horizon et à une vitesse relativement faible.
Dans un simulateur de vol au contraire, il est possible de montrer à l’élève ce qui arrive si, durant une descente rapide avec une vitesse élevée, on tire brutalement sur le manche.
Le simulateur permet également de démontrer pourquoi tenter de revenir sur la piste suite à une panne moteur juste après le décollage n’est pas une situation d’avenir…

Concrètement, si le jeu vidéo s'est très répandu ces dernières années, c'est surtout parce qu'il permet de se détendre ou de s'affronter à plusieurs, notamment grâce au développement d'Internet.
Le simulateur, en plus de s'adonner à la passion du vol, permet de travailler des procédures à vocation réelles.
Toutefois, dans un but ludique, Microsoft à doté Flight simulator d'une partie réservée au jeu. Cette infime partie du logiciel permet au joueur de sélectionner un vol déjà programmé, dont le scénario est défini à l'avance et dans laquelle le joueur se mets dans la peau d'un pilote pour revivre l'aventure des pionniers de l'aviation.
On le voit, c’est donc l’utilisation que chacun en fait qui détermine la fonction de Flight Simulator.
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Re: These fs entre le jeu et la simulation

Message non lupar Invité » 03 Sep 2010, 18:46

Bonjour,
j'ai lu ce texte sans tomber de ma chaise, mais j'ai les yeux pétés et je vois plus rien la! :laugh:

Je suis totalement d'accord avec ce que dit ton ami, et suretout à la dernière phrase: "On le voit, c’est donc l’utilisation que chacun en fait qui détermine la fonction de Flight Simulator".;)

Amicalement,romdu69.:)
Invité
 

Re: These fs entre le jeu et la simulation

Message non lupar firefox » 05 Sep 2010, 10:54

slts
merci romdu


d'ailleurs beaucoup de pilote on du avoir mal à la tête en lisant cette partie

une bonne rentrée en matière pour ceux qui sont scolaire:P
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Re: These fs entre le jeu et la simulation

Message non lupar eaglepitts » 05 Sep 2010, 12:21

Salut tous !

C'est à mon sens une bonne analyse et mise en perspective de ce que représente la simulation dans ces applications courantes. Très complet et didactique, belle analyse !

Merci pour le partage !

A + et bon vol pour se dégourdir les neurones ! :)
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Re: These fs entre le jeu et la simulation

Message non lupar jeanpierrehonda » 07 Sep 2010, 16:11

Bravo firefox pour cet article et merci de nous le faire partager. Amitiés
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Re: These fs entre le jeu et la simulation

Message non lupar firefox » 07 Sep 2010, 17:16

slts


pas de souci,le but de cette approche reste de savoir pourquoi vol t'ont.
comment voit ton notre simulateur préféré.

c'est un peut les mêmes questions que si vous crée une compagnie virtuelle
pourquoi le faire,dans quel but et que peut on apporter.
et un pilote pourrai ce dire pourquoi allez dans une va.

donc plein de question que l'on se pose et comme on dit
oups je sens la rentrée pourtant j'ai quitter les bancs de l'école depuis très longtemps :whistle:
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